Calculateurs, numéros et liens utiles, certificat médical, équipement… Toutes les informations pratiques sur le trail running.

TRAIL
RÉUNION
SECOURS
  • Secours depuis un portable ou un fixe : 112
  • Pompiers : 18
  • Police ou gendarmerie : 17
  • SAMU : 15
RÉUNION
  • PGHM – Secours en montagne : 02 62 930 930
  • Prévisions météo : 08 36 68 00 00
  • Sentiers fermés : 02 62 37 38 39
  • Maison de la Montagne : 02 62 90 78 78
  • Cyclone : 08 97 65 01 01

Vaste sujet que celui de l’équipement d’autant qu’il est propre à chacun en matière de besoins et de choix, mais quelques conseils sont applicables au plus grand nombre.

Chaussures

Le trail nécessite l’utilisation de chaussures adaptées et plusieurs éléments conditionnent le choix de votre monture. En pratique, un trailer à souvent plusieurs paires de chaussures qu’il utilise en fonction du terrain et/ou des conditions. Il peut aussi avoir des paires dédiées à l’entrainement et d’autres à la compétition.

  • Foulée : on distingue 3 types de foulées (pronateur, supinateur et universel) qui peuvent influencer le choix d’une chaussure. Une consultation auprès d’un podologue peut vous permettre de déterminer votre foulée et les conséquences éventuelles pour le choix des chaussures, voire d’une semelle orthopédique correctrice.
  • Caractéristiques : les chaussures de trail présentent différentes caractéristiques à privilégier en fonction de vos besoins ou du terrain : poids, amorti, stabilité, dynamisme, protection, accroche voire esthétisme.
  • Pointure : Il faut toujours prendre au moins une taille en plus de votre pointure habituelle car le pied gonfle durant l’effort. Attention également aux pointures qui varient selon les marques.

L’offre est aujourd’hui pléthorique et les prix d’une paire de chaussures de trail oscillent entre 100 et 200 Euros. L’idéal au départ est d’acheter votre paire dans un magasin spécialisé où vous pourrez être correctement conseillé. Une paire de chaussure de trail se change tous les 400 à 500 km, mais les sentiers réunionnais peuvent entrainer un taux d’usure élevé.

Sac

Sauf à faire le tour du quartier, une sortie trail nécessite souvent l’utilisation d’un sac. La encore, l’offre est aujourd’hui spécifiquement adaptée à la pratique du trail et très variée.

  • Contenance : il existe des sacs et gilets de trail de toutes contenances, de 1 à plus de 20 L. Un trail court ne nécessite en général pas plus de 5  à 10 L, voire moins. Un trail long ou un ultra trail impliquera sans doute l’utilisation d’un sac de plus de 10 L.
  • Hydratation : il existe plusieurs solutions d’hydratation, intégrées au sac – poche à eau dans le dos – ou séparées – bidons, flasques souples sur l’avant. Les poches contiennent en général 1 à 1,5 L tandis que les flasques et bidons font souvent 500 ml, voire 250 ml.
  • Caractéristiques : les sacs et gilets disposent de différentes caractéristiques et accessoires à privilégier en fonction de votre utilisation : poches (frontales, latérales, arrières, kangourou, extensibles ou non, imperméable ou non…), porte-bâtons, attaches (1/2 sangles, gilet…)…

Les prix des sacs et gilets de trail varient entre 100 et 200 Euros.

Vêtements

Sous climat chaud ou durant l’été, l’essentiel de vos parcours de trail se feront en short et tee-shirt, selon vos préférences (shorts, cuissards, tee-shirts, débardeurs…). Une casquette (saharienne ou pas), une visière, un bandeau ou des lunettes peuvent être utiles en cas de soleil. L’offre est aujourd’hui de plus en plus étoffée et les produits de plus en plus techniques. Mais les conditions peuvent changer rapidement en montagne (pluie, température, vent…) et il est souhaitable d’avoir (à minima) toujours avec soi une veste coupe vent / coupe pluie. En climat froid ou durant l’hiver, les manches longues, secondes peaux, couches isolantes, manchons, vestes imperméables ou Goretex, gants et bonnets viennent compléter l’équipement. Ils peuvent aussi s’avérer utiles en altitude en fonction des conditions.

On parle souvent de la règle des 3 couches : la première à vocation non transpirante (tee-shirt…), la seconde à vocation thermique (veste coupe vent / pluie, seconde peau, polaire…), et la troisième à vocation isolante (veste imperméable / Goretex…). La technicité des produits actuels permettent d’obtenir d’excellents résultats dans un minimum de poids.

Minimum conseillé

Au delà de votre équipement indispensable, nous ne pouvons que vous engager à avoir avec vous quelques accessoires qui peuvent s’avérer très utiles :

  • Téléphone portable (localisable gps) avec quelques numéros en mémoire
  • Sifflet (il est maintenant presque systématiquement intégré au sac / gilet)
  • Premiers soins / secours (anti-crampe, anti-échauffement, bande de contention, désinfectant, antalgique, couverture de survie…)
  • Couteau (suisse)
  • Sac, cordelette, lacets
Liquide (eau)

Le ravitaillement en eau est très variable. Il y a des secteurs où vous trouverez de l’eau régulièrement, d’autres très secs où il vous faudra prévoir le nécessaire sans possibilité de ravitaillement. Le réseau hydrographique naturel permet souvent de trouver un point d’eau sur un parcours, pour autant que vous soyez prêt à boire l’eau des sources, rivières ou ravines. A défaut, il vous faudra être beaucoup plus prévoyant dans vos réserves en eau. Précisons à toutes fins utiles qu’en général, la qualité de l’eau des rivières en montagne est globalement bonne. Il est toujours préférable de prendre de l’eau circulante et le plus en amont. Les aires de pique-nique et certains lieux touristiques sont souvent équipés de robinets d’eau potable. Mais certains secteurs n’offrent quasiment aucune solution de ravitaillement en eau, et il vous faudra donc prévoir avec prudence votre ravitaillement liquide.

Solide (nourriture)

Vaste sujet que l’alimentation en trail, et que nous n’allons pas ouvrir ici. Le trailer emporte en général avec lui le ravitaillement solide spécifique nécessaire à sa sortie (salé, sucré…). Rappelons tout de même qu’en nature il est indispensable d’avoir toujours avec soi une réserve minimum (gel, barre, etc.) pour faire face à un coup de mou. Les solutions de ravitaillement (boutiques, snacks, supermarchés…) se trouvent dans les zones urbanisées, et le cas échéant se concentrent dans les villages et certains gîtes. Il faut néanmoins rester prudent sur les horaires d’ouverture de certains établissements qui peuvent être variables dans les lieux reculés.

Quelques recommandations
  • Préparer les points de ravitaillement : en cas de nouveau parcours, prendre le temps d’étudier les points de ravitaillement liquide / solide possibles et nécessaires en fonction du parcours.
  • Toujours prendre le minimum souhaitable : personne n’est à l’abri d’une défaillance ou d’un soucis, ou de croiser quelqu’un dans cette situation, prendre toujours un ravitaillement / réserve minimum (fruits secs, barre céréale, pâtes de fruits, gel…).

Le traileur peut, rarement tout de même, devoir prévoir un hébergement au départ ou à l’arrivée d’un parcours, ou même pendant pour un weekend choc par exemple.

Le bivouac / camping

En fonction des lieux et des conditions météos, il est possible d’envisager le bivouac “à la belle étoile”, mais pas partout ni toute l’année. Il faudra choisir un emplacement adapté (proche source d’eau, emplacement feu, etc.) en veillant à ne laisser aucune trace de son passage.

Le gîte

Il existe des gîtes dans presque tous les secteurs, sauf zones particulièrement reculées. L’offre est variée (chambre, dortoir, repas et petit déjeuner ou non, etc.). Renseignements et réservation sur les sites appropriés.

Les sentiers sont en général indiqués et balisés, mais tous ne le sont pas.

Les panneaux et pancartes se trouvent pour l’essentiel au début et à la fin des sentiers, et aux intersections. Il existe une signalétique homogène au Parc National (panneau vert et marron, texte en jaune), et d’autres panneaux divers et variés suivants les régions. Ils peuvent inclure des informations sur la destination, la distance, la durée, la difficulté ou d’autres informations (flore, faune…).

A La Réunion, la difficulté des sentiers fait qu’on parle plutôt en durée qu’en distance. Les durées indiquées sur les panneaux sont à destination des randonneurs, et elles peuvent en général être divisées par deux au moins, mais plus votre parcours s’allongera, et plus vous vous rapprocherez des durées indicatives.

Les balises qui peuvent s’avérer plus que nécessaires (particulièrement en cas de mauvais temps) sont le plus souvent peintes sur des rochers, des arbres et des panonceaux. Il existe une signalétique officielle définie par la Fédération Française de Randonnée (FFR) :

  • Sentiers de Grande Randonnée (GR), 3 à La Réunion (GRR) : balise rouge et blanche
    • GRR1 : Tour du Piton des Neiges
    • GRR2 : Grande traversée de l’île
    • GRR3 : Tour du cirque de Mafate
  • Sentiers de Grande Randonnée de Pays (GRdP) : balise rouge et jaune
  • Sentiers de Promenade et Randonnée (PR) : balise jaune

Et des signalétiques locales en fonction des régions avec des balises peintes de différentes couleurs (blanche, rouge, jaune, orange, vert, bleu) sans signification particulière.

L’ONF installe également des pictogrammes sur certains sentiers afin d’informer sur un danger éventuel (passerelles, échelles, passage à gué, passage glissant ou instable, passage de rochers…).

Certains sentiers ou certaines portions de sentiers peuvent ne pas être balisés et certains secteurs sont de véritables gruyères, mais sauf un peu de “jardinage”, il est difficile de se perdre durablement.

Signalétique-sentiers-Réunion

Certains termes parfois créoles sont spécifiques et très utilisés à La Réunion et sur ce site.

  • Péi : ce terme créole traduction de pays en français désigne La Réunion. On parle de champions péi, de produits péi, de trail péi…
  • Les hauts : les hauts désignent les zones situées sur les mi-pentes, dans l’intérieur  et dans les massifs montagneux. Par opposition, les bas désignent les zones situées sur le littoral.
  • Cirque : les 3 cirques de La Réunion, Salazie, Mafate et Cilaos, sont de vastes dépressions géologiques (anciennes caldeiras) qui entourent le Piton des Neiges au centre de l’ile.
  • Rempart : les remparts sont caractéristiques des montagnes réunionnaises, ils désignent les parois verticales qui enserrent notamment les 3 cirques et marquent le relief de l’île.
  • Piton : c’est le nom spécifique donné aux pics et sommets des montagnes à La Réunion (Piton des Neiges, Piton de la Fournaise…).
  • Morne : c’est l’autre nom donné à certains sommets de l’île mais il est moins utilisé que le terme de Piton (Morne de Fourche, Morne Langevin…)
  • Ravine : les ravines désignent à La Réunion les rivières et torrents qui s’écoulent des montagnes jusqu’au littoral, mais aussi parfois les vallées qui les accueillent.
  • Radier : les radiers désignent la partie la plus basse d’une route qui traverse un bras ou une ravine et où l’eau s’écoule en cas de forte pluie. Il ne faut jamais tenter de traverser un radier submergé.
  • Bras : le Bras désigne l’affluent d’une rivière. Ils sont très nombreux à La Réunion et plus ou moins importants. Certains ont de l’eau toute l’année tandis que d’autres n’ont de l’eau qu’à la saison des pluies.
  • Ilet : les îlets désignent les villages typiques des hauts et des cirques de La Réunion. Ils sont souvent situés sur les quelques plateaux disséminés dans le relief chaotique de l’intérieur.
  • Case : la case (kaze) désigne la maison en créole. La vraie case créole réunionnaise répond à des règles architecturales bien spécifiques.
  • Boutik : les boutiks désignent les épiceries à La Réunion. Elles peuvent disposer du strict minimum, notamment dans les hauts, mais sont souvent d’un grand secours.
  • Somin : le terme créole de somin (chemin en français) peut tout autant désigner une route, un sentier, ou un itinéraire.
  • Bat karé : bat un karé signifie se promener, aller faire un tour.
  • Ti lamp ti lamp : ce terme créole réunionnais signifie doucement, petit à petit, pas  à pas. On dit aussi souvent Tipa Tipa mais ce terme est en fait du créole mauricien.

Malgré la petitesse de son territoire et la clémence apparente des conditions, faire du trail à La Réunion ne s’improvise pas. La géographie peut vous placer relativement loin de tout secours immédiat et les conditions peuvent sensiblement impacter votre sortie. En plus de consulter les prévisions météo et l’état des sentiers, voici quelques infos utiles pour préparer votre sortie et voyager tranquille.

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